
Le jeu
Acrobatique, spectaculaire, envoûtante, la capoeira est une lutte
dansée, inventée au XVIe siècle par les esclaves
noirs du Brésil.
La roda
Elle se pratique dans une "roda ", nom donné au
cercle formé par les pratiquants, les « joueurs » qui
sont en tenue blanche (le pantalon blanc est l’abada). Au berimbau
qui mène la roda, répond la rythmique de l’atabaque,
du pandeiro et de l’agogô. Deux capoeiristes viennent s’accroupir
au pied du bérimbau, se saluent et commencent leur jeu de lutte.
Les autres capoeiristes chantent en frappant des mains avant de rentrer
tour à tour dans le jeu. Une danse de lutteurs ou une lutte de
danseurs dans laquelle les mouvements d’attaque et de défense
sont effectués avec malice – la malandragem. Car le capoeiriste
montre sa supériorité sans nécessairement porter
les coups à son adversaire. Tout en ruse, en improvisation, et
dialogue avec l’adversaire, les joueurs contrôlent leurs mouvements.
C’est l’alternance des esquives et des attaques, des figurent
aériennes et des passages au sol, des sauts et des coups, qui donne
cette impression d’un jeu combiné, rapide et acrobatique.
Une art de combat, une danse
& un jeu
Sport national au Brésil avec le football, la capoeira est à
la fois un art de combat fondé sur l’anticipation des coups
sans que ceux-ci soient portés, une danse et un jeu où se
mêlent acrobaties et rythmes musicaux traditionnels. Le capoeiriste
est un athlète, un danseur, un musicien qui perpétue la
culture afro-brésilienne et ses racines. La capoeira est née
du besoin d’émancipation des esclaves africains implantés
au Brésil. En réaction à l’oppression des colons
et aux sévices qui leur étaient infligés, les esclaves,
qui ne pouvaient utiliser aucune arme, décidèrent de trouver
une manière d’assurer leur survie : sous couvert de la danse,
ils commencèrent à développer un art martial d’autodéfense
dans lequel les mouvements du corps et les coups sont à la fois
expression de la vie et un possible instrument de mort. Plusieurs types
de jeu ont été ensuite développés : la capoeira
régionale (rapide et acrobatique), la capoeira angola (plus lente
et au ras du sol), le maculêlê (danse avec des bâtons)...
Chaque type de jeu est accompagné de rythmes et de chants bien
spécifiques.
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